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Sommaire
  1. 1. Sujet, requêtes, jeux de données interrogés
  2. 1.1 Microdonnées mesurées (10/10/2026)
  3. 1.2 Données ouvertes interrogées
  4. 1.3 Textes, rapports et publications lus
  5. 2. Recensement
  6. 3. Fiches détaillées et mesures
  7. 3.1 PISA 2025 : les élèves de 15 ans
  8. 3.2 PIRLS 2021, TIMSS 2023 et ICILS 2023 : le CM1 et la 4e
  9. 3.3 Les adultes qui ne maîtrisent pas le français, par territoire (Formation tout au long de la vie 2022-2023)
  10. 3.4 Métropole : la transmission des langues dans les familles immigrées (TeO2, 2019-2020)
  11. 3.5 Les DROM : le créole parlé aux enfants (MFV2, 2020-2021)
  12. 3.6 Les fichiers MFV : où se trouve la langue des enfants
  13. 3.7 L'OEPRE : les parents en ateliers
  14. 3.8 Une estimation institutionnelle : la synthèse du CSEN (janvier 2025)
  15. 4. Ce que ce sujet apprend pour une solution qui édite des manuels et les met à disposition
  16. 5. Ce que la recherche n'a pas pu établir
  17. 6. Sources

X20 Vague 5

La langue de la maison des élèves et les parents qui ne maîtrisent pas le français

Rapport corrigé et complété le 10/10/2026 d'après X20-verif.md. Complété le 11/10/2026 par la lecture au navigateur (X36 § 2.5) de la page éduscol de l'OEPRE et du rapport de consultation de l'Unicef France de 2024 (§ 3.7, § 3.8, § 5).

Vague 5, mission X20. Relevé du 10/10/2026. Fichiers téléchargés et scripts rangés dans /home/paul/.cache/manuels-vague5/X20/ (scripts aussi dans X20-scripts/, environnement Python X20-env/).

Ce que la mission devait établir : la part des enfants dont la langue de la maison n'est pas le français, par âge et par territoire (métropole, Mayotte, Guyane, autres DROM) ; la part des parents qui ne peuvent pas aider faute de maîtriser le français ; le nombre récent de parents en ateliers OEPRE ; la part des élèves de 15 ans qui parlent une autre langue à la maison. Ces points servent 03-cibles § 3 point 7 (« l'aide des parents est inégale »), 09-vague4 § 1.2 et § 3.3, W02 § 5, W15 § 5 et 09 § 12, et conditionnent le guide pour le parent et les déclinaisons par territoire (02-formats-écoles § 3, ligne « Outre-mer »).

Résultat en une phrase. À 15 ans, 13,5 % des élèves déclarent parler le plus souvent une autre langue que le français à la maison (PISA 2025, mesuré sur les microdonnées ; 12,6 % en métropole, 33,7 % aux Antilles-Guyane, 41,0 % à La Réunion ; Mayotte absente du fichier public) ; en CM1, 30,8 % (PIRLS 2021) à 35,9 % (TIMSS 2023) ne parlent pas toujours français à la maison et 17,3 % à 21,0 % le parlent seulement « parfois » ou « jamais » ; en 4e, 9,8 % (TIMSS 2023) ; côté parents, 12 % des adultes de 18 à 64 ans de l'Hexagone n'ont pas parlé français dans leur enfance (allophones au sens de l'Insee), 15 % en Guadeloupe, 7 % en Martinique, 44 % en Guyane ; à La Réunion, 48 % parlaient le créole et pas le français à la maison à 5 ans ; à Mayotte 29 % seulement des 18-64 ans utilisent le français avec leurs proches et 48 % déclarent ne pas le comprendre (enquête Formation tout au long de la vie 2022-2023) ; les ateliers OEPRE ont accueilli 16 863 parents en 2021-2022 et 19 470 en 2022-2023, 22 332 étant prévus en 2023-2024 (page du ministère de l'Intérieur du 25/04/2024, lue dans sa copie archivée), et la circulaire du 4-9-2025 resserre le public sur les « parents étrangers allophones primo-arrivants ».

Choix de périmètre, annoncés :

  1. « Langue de la maison » est pris tel que chaque source le définit : langue parlée « la plupart du temps » (PISA, ICILS), fréquence du français (PIRLS, TIMSS), langues parlées dans l'enfance (Insee, « langue maternelle »), langue utilisée avec les proches ou avec les enfants (Insee, Ined). Les définitions ne sont pas additionnées entre elles.
  2. Les langues régionales (créoles, shimaoré, kibushi) comptent comme « autre langue que le français » quand la source les compte ainsi ; elles sont distinguées quand la source les distingue.
  3. Les parents sont approchés par les adultes en âge d'avoir des enfants scolarisés (18-64 ans, ou tranches 25-54 ans) faute d'enquête qui isole les parents d'élèves ; c'est dit à chaque chiffre.
  4. Les élèves allophones nouvellement arrivés (EANA) sont rappelés depuis W13 sans être recomptés.

1. Sujet, requêtes, jeux de données interrogés

1.1 Microdonnées mesurées (10/10/2026)

Source Fichier Variables et calcul Section
OCDE, PISA 2025, fichier élèves (téléchargé par W21, /home/paul/.cache/w21-pisa25/CY09_MS_STU_PUF.sav, 755 721 élèves, daté du 21/08/2026) Extraction des colonnes utiles dans X20/pisa25_lang.pkl (script pisa_lang.py) ST022Q01TA (« What language do you speak at home most of the time? », 1 = langue du test, 2 = autre langue), LANGN, ST333Q01DA (nombre de langues parlées à la maison), IMMIG, ST300Q01JA et ST300Q08JA (implication des « parents or someone in your family »), ESCS, PV1READ-PV10READ, PV1MATH-PV10MATH, STRATUM (territoire), Option_PQ ; poids W_FSTUWT, 80 répliques W_FSTURWT1-80, erreur type BRR de Fay (k = 0,5), même formule que W21 ; scripts pisa_an.py, pisa_an2.py, sortie sortie_pisa.txt § 3.1
IEA, PIRLS 2021, CM1 (téléchargé par W05, ASGFRAR5.sav, 5 339 élèves) — ASBG03 (« How often do you speak at home? », 4 modalités) ; poids TOTWGT, jackknife JKZONE/JKREP (deux répliques par zone, demi-somme des carrés) ; script iea_lang.py, sortie sortie_iea.txt § 3.2
IEA, TIMSS 2023, CM1 (asgfram8.sav, 4 739 élèves) et 4e (bsgfram8.sav, 4 511 élèves), téléchargés par W05 — ASBG03, BSBG03 ; même calcul § 3.2
IEA, ICILS 2023, 4e (BSGFRAI3.sav, 3 694 élèves), téléchargé par W05 — IS3G05 (« What language do you speak at home most of the time »), contrôle par la variable dérivée S_TLANG ; poids TOTWGTS, 75 répliques SRWGT01-75 ; script iea_lang.py, icils_chk.py § 3.2

1.2 Données ouvertes interrogées

Source Requête Résultat
data.gouv.fr, API api/1/datasets/?q= « OEPRE », « langue parlée », « allophones », « illettrisme », « langues régionales » 0 jeu, sauf « allophones » : 1 jeu suisse (SIG-GR, « Langue principale par commune », canton des Grisons), hors sujet
data.education.gouv.fr, API Explore v2.1 catalog/datasets?where=search("allophone") or search("langue") 64 jeux (TNE, Magistère, programmes, IPS, effectifs de spécialités…), aucun sur la langue de la maison, les EANA ou l'OEPRE
Ined, catalogue de données (data.ined.fr, NADA) catalog/search?sk=MFV ; catalog/307/search?vk=langue (MFV2, IE0259) ; catalog/68/search?vk=langue (MFV Mayotte, IE0248) ; catalog/65/variable-groups/VG102 (MFV1, IE0237) ; pages get-microdata Trois enquêtes MFV ; 41 variables « langue » dans MFV2, 22 dans MFV Mayotte, dont la langue parlée aux enfants ; microdonnées renvoyées vers data.progedo.fr (statut FPR), § 3.6
PROGEDO (data.progedo.fr) studies/doi/10.48756/ined-IE0259-9302, …/ined-IE0248-3138 Fiches des deux enquêtes, avlstatus: FPR

1.3 Textes, rapports et publications lus

Source Adresse Ce qu'elle rend
Insee Références, « Transmission familiale des langues » (fiche, 30/03/2023, TeO2) insee.fr/fr/statistiques/6793260 § 3.4
Insee Références, « Maîtrise des langues par les immigrés » (fiche, 30/03/2023, TeO2) insee.fr/fr/statistiques/6793258 § 3.4
Insee Première n° 1993 (avril 2024, Formation tout au long de la vie 2022-2023, module « compétences ») insee.fr/fr/statistiques/8177068 § 3.3
Insee Analyses Mayotte n° 38 (03/04/2025) insee.fr/fr/statistiques/8542864 § 3.3
Insee Analyses Guyane n° 73 (novembre 2024) insee.fr/fr/statistiques/8275440 § 3.3
Insee Analyses Réunion n° 92 (novembre 2024) insee.fr/fr/statistiques/8279889 § 3.3
Insee Analyses Martinique n° 72 et Guadeloupe n° 82 (2024) insee.fr/fr/statistiques/8275668 ; 8275762 § 3.3
Insee Analyses Réunion n° 79 (décembre 2022, MFV2), encadré 2 insee.fr/fr/statistiques/fichier/6676745/re_ina_79.pdf § 3.5
Ined, « Migrations, Famille et Vieillissement en Guadeloupe » (article long MFV2) et « … en Martinique » ined.fr/sites/default/files/imported_images/mfv2.article.complet.martinique.fr.pdf ; copie de l'Internet Archive du 08/01/2026 de ined.fr/fichier/s_rubrique/33753/article.long.mfv2_guadeloupe.fr.pdf (adresse d'origine en 404) § 3.5
Insee Analyses Mayotte n° 33 (juillet 2022) et Insee Analyses Guyane n° 54 (octobre 2021), déjà téléchargés par W15 /home/paul/.cache/manuels-vague4/w15/insee6467148.html, insee5543889.html § 3.3
Insee-Ined, communiqué MFV2 Guyane (12/12/2023) insee.fr/fr/statistiques/fichier/7739169/gy_cp_2023_MFV2.pdf § 3.5 (aucune donnée de langue)
Ministère de l'Intérieur (DGEF, DIAN), page OEPRE du 25/04/2024 403 en direct ; copie de l'Internet Archive du 13/06/2025 (web.archive.org/web/20250613034927/…/Ouvrir-l-ecole-aux-parents-pour-la-reussite-des-enfants-OEPRE-est-un-dispositif-complementaire-au-CIR-…) § 3.7
BO n° 38 du 09/10/2025, circulaire OEPRE du 4-9-2025 (NOR MENE2525824C) 403 en direct ; copie de l'Internet Archive du 07/12/2025 § 3.7
Académie de Normandie, page OEPRE 403 en direct ; copie de l'Internet Archive du 10/08/2025 § 3.7
Revue TDFLE n° 84 (2024), J. Prévost, « OEPRE, instrument peu efficient… » revue-tdfle.fr (PDF) § 3.7
CSEN, « Avoir deux langues et plus à l'école maternelle et élémentaire », synthèse de la recherche et recommandations (R. Bijeljac-Babic, N. Auger, janvier 2025, 40 p.) copie hébergée par le CASNAV de Versailles : casnav.ac-versailles.fr/IMG/pdf/csen_synthese_deux_langues_ecole_web.pdf (texte extrait du PDF, relu le 10/10/2026) § 3.8
CASNAV de Lille, webinaire OEPRE du 03/10/2023 (diaporama) casnav.site.ac-lille.fr (PDF) § 3.7 ; « État des lieux en 2023 » en images, non lisible
Non lus sans navigateur (403) eduscol, page OEPRE (eduscol.education.gouv.fr/5103/…) et Unicef France, rapport de consultation 2024 (PDF), lus au navigateur le 10/10/2026 (X36 § 2.5) ; ac-normandie.fr/media/41315 § 3.7, § 5

Recherches par moteur (WebSearch, 12 requêtes) : MFV et langues des enfants ; TeO2 et transmission des langues ; bilans OEPRE 2022-2023 et 2023-2024, chiffres nationaux ; enquête IVQ et Formation tout au long de la vie dans les DROM ; panels de la DEPP et langue parlée à la maison ; note de la DEPP sur les EANA 2024-2025 ; PIRLS 2021 et langue de la maison.

2. Recensement

N° Élément Nature Porteur Ce qu'il établit Section
1 PISA 2025, question ST022 (langue parlée le plus souvent à la maison), France Microdonnées OCDE ; DEPP 13,5 % d'élèves de 15 ans parlant le plus souvent une autre langue ; par territoire, milieu social, voie, taille d'établissement (petits 24,9 %, très petits 22,8 %) § 3.1
2 PISA 2025, LANGN Microdonnées OCDE Langue nommée : « Another language » 11,5 %, « French regional languages » 2,0 % § 3.1
3 PISA 2025, ST333 Microdonnées OCDE 40,3 % parlent au moins deux langues à la maison § 3.1
4 PISA 2025, ST300 croisé avec ST022 Microdonnées OCDE Implication déclarée des parents ou d'un membre de la famille (libellé de ST300) plus faible quand la langue de la maison n'est pas le français § 3.1
5 PISA 2025, questionnaire parents Microdonnées OCDE Non administré en France (Option_PQ = 0) : la question « mes compétences en langue étaient insuffisantes » (PA009Q08NA) n'existe pas pour la France § 3.1
6 PIRLS 2021, CM1, ASBG03 Microdonnées IEA ; DEPP 30,8 % ne parlent pas toujours français à la maison ; 17,3 % « parfois » ou « jamais » § 3.2
7 TIMSS 2023, CM1 et 4e Microdonnées IEA ; DEPP CM1 : 35,9 % et 21,0 % ; 4e : 29,8 % et 9,8 % § 3.2
8 ICILS 2023, 4e, IS3G05 Microdonnées IEA ; DEPP 17,2 % parlent le plus souvent une autre langue § 3.2
9 Enquête Formation tout au long de la vie 2022-2023, module « compétences » (Insee-ANLCI) Enquête, publications Insee ; ANLCI Difficulté à l'écrit en français des 18-64 ans par territoire et selon la langue de l'enfance ; part d'allophones § 3.3
10 Insee Première n° 1993 Publication Insee 10 % des 18-64 ans en difficulté à l'écrit ; 55 % de ceux scolarisés hors de France d'une autre langue maternelle § 3.3
11 Insee Analyses Mayotte n° 38 Publication Insee 61 % en difficulté à l'écrit ; 29 % utilisent le français avec leurs proches ; 48 % ne le comprennent pas § 3.3
12 Insee Analyses Guyane n° 73 Publication Insee 41 % en difficulté ; 44 % d'allophones § 3.3
13 Insee Analyses Réunion n° 92 Publication Insee 17 % en difficulté ; 74 % utilisent le créole avec leurs proches ; 8 % ne parlent pas français ; à 5 ans, 48 % parlaient le créole sans le français (encadré 2) § 3.3
14 Insee Analyses Martinique n° 72 et Guadeloupe n° 82 Publications Insee 13 % et 16 % en difficulté ; 7 % et 15 % d'allophones § 3.3
15 Insee Analyses Mayotte n° 33 (Pratiques culturelles 2019) Publication Insee ; DEPS Maîtrise du français par âge chez les natifs § 3.3
16 TeO2, « Transmission familiale des langues » Publication Insee ; Ined 52 % des descendants d'immigrés élevés en français et dans une autre langue ; 8 % sans français § 3.4
17 TeO2, « Maîtrise des langues par les immigrés » Publication Insee ; Ined 90 % comprennent bien le français, 88 % le parlent bien ; 63 % parlent leur langue de référence à leurs enfants § 3.4
18 MFV2, articles Ined Guadeloupe et Martinique (tableau 4 de l'article Martinique pour les quatre DROM) Publications Ined ; Insee Natifs de 18-79 ans qui utilisent ou ont déjà utilisé le créole avec leurs enfants : Guadeloupe 56 %, Martinique 49 %, Guyane 22 %, La Réunion 75 % en 2020 ; 41 % et 30 % chez les moins de 35 ans aux Antilles § 3.5
19 MFV2, Insee Analyses Réunion n° 79, encadré 2 Publication Insee ; Ined 90 % des natifs de 18-24 ans comprennent et parlent facilement le créole § 3.5
20 MFV2 (IE0259) et MFV Mayotte (IE0248), dictionnaires de variables Métadonnées Ined Variables « langue parlée aux enfants » ; fichiers FPR § 3.6
21 Bilan OEPRE 2021-2022 et 2022-2023, prévision 2023-2024 Page ministérielle Ministère de l'Intérieur (DIAN) 16 863, 19 470 et 22 332 parents ; 1 079, 1 049 et 1 141 ateliers § 3.7
22 Circulaire OEPRE du 4-9-2025 Texte MENESR (DGESCO) ; Intérieur (DIAN) Public restreint aux primo-arrivants ; 12 à 15 parents, 60 à 100 heures ; deux enquêtes de suivi DGESCO § 3.7
23 Académie de Normandie, bilan 2023-2024 Page académique Rectorat de Normandie 29 ateliers, 726 parents, parents de 1 104 élèves § 3.7
24 OEPRE 2018-2019 (Veloso 2020, cité par la Revue TDFLE ; « 2019 » dans 09-vague4 § 1.2) Recherche DGESCO via la recherche 8 267 parents ; chiffre confirmé à la lecture de l'article § 3.7
25 CSEN, « Avoir deux langues et plus à l'école maternelle et élémentaire » (janvier 2025) Synthèse de recherche et recommandations Conseil scientifique de l'éducation nationale Estimation, sans mesure détaillée : 20 à 40 % de la population, selon les territoires, pratique une autre langue en famille ; des classes à 100 % d'enfants dans ce cas ; « sacs à histoires » plurilingues (écrit et audio) lus avec les parents § 3.8

3. Fiches détaillées et mesures

3.1 PISA 2025 : les élèves de 15 ans

Champ et non-réponse. 6 501 élèves français dans le fichier ; 6 232 ont répondu à ST022 (non-réponse pondérée de 3,7 %). Le fichier porte des strates pour Mayotte (FRA19 à FRA22), mais aucun élève de Mayotte n'y figure : les élèves se répartissent entre la métropole (6 017), les Antilles-Guyane (242, une seule strate pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique) et La Réunion (242). Le questionnaire parents n'a pas été passé en France (Option_PQ = 0 pour les 6 501 élèves).

Langue parlée le plus souvent à la maison (ST022Q01TA), part « autre langue » (erreur type entre parenthèses).

Champ Autre langue Effectif répondant (dont « autre langue »)
France 13,5 % (0,6) 6 232 (884)
Métropole 12,6 % (0,6) 5 798 (714)
Antilles-Guyane 33,7 % (3,5) 208 (71)
La Réunion 41,0 % (6,1) 226 (99)
Métropole, strate « lycée GT » (grands établissements) 10,8 % (0,7) 4 468
Métropole, strate « lycée professionnel » (grands établissements) 17,4 % (1,8) 619
Métropole, strate « lycée agricole » (grands établissements) 2,9 % (1,7) 243
Métropole, strate « petits établissements » (FRA05, toutes voies) 24,9 % (4,5) 201 (51)
Métropole, strate « très petits établissements » (FRA06, toutes voies) 22,8 % (3,4) 236 (55)
Premier quart de l'indice social ESCS (France) 23,5 % (1,2) ; 23,6 % au recalcul de la contre-vérification 1 469
Deuxième quart 11,2 % (1,1) 1 458
Troisième quart 8,3 % (0,8) 1 462
Dernier quart 6,2 % (0,7) 1 463

Les strates par type d'établissement ne couvrent que les grands établissements (« Large school » dans les étiquettes de STRATUM) ; les petits et très petits (FRA05 « Small school », FRA06 « Very small school ») ne sont pas ventilés par voie. Leur part « autre langue » (24,9 % et 22,8 %, recalculée le 10/10/2026 sur pisa25_lang.pkl avec la même formule, et identique à celle de la contre-vérification) est le double de celle du lycée GT des grands établissements (10,8 %) et dépasse celle du lycée professionnel des grands établissements (17,4 %) : la comparaison entre voies ne vaut que pour les grands établissements, et les élèves des petits et très petits établissements, dont la voie n'est pas connue dans ces strates, ont une part estimée plus élevée encore (avec des erreurs types de 4,5 et 3,4 points, sur 201 et 236 répondants). La strate « collège » ne compte que 31 répondants et n'est pas interprétable. Pour le premier quart ESCS, la valeur dépend de la règle de coupure des quartiles pondérés : 23,5 % ici, 23,6 % (1,2) au recalcul de la contre-vérification ; l'écart est d'arrondi.

Langue nommée (LANGN, France, pondéré). Français 86,5 % ; « Another language » 11,5 % ; « French regional languages » 2,0 %. Par territoire : métropole 87,4 / 11,3 / 1,2 ; Antilles-Guyane 66,3 / 22,0 / 11,7 ; La Réunion 59,0 / 6,1 / 35,0. À La Réunion, l'« autre langue » est d'abord le créole, codé langue régionale. La France ne détaille pas les langues étrangères dans le fichier public (une seule modalité « Another language »).

Plusieurs langues à la maison (ST333Q01DA). 40,3 % (1,1) des élèves de 15 ans parlent au moins deux langues avec les personnes de leur foyer : métropole 39,0 %, Antilles-Guyane 76,8 %, La Réunion 69,3 %.

Selon le statut migratoire (IMMIG). 11,7 % d'élèves de deuxième génération et 6,5 % de première génération (sur 5 943 répondants). Une autre langue domine à la maison pour 5,1 % des élèves « natifs », 36,9 % de la deuxième génération et 64,0 % de la première.

Comparaison internationale. Sur les 38 pays de l'OCDE présents, la moyenne simple de la part « autre langue » est de 15,0 % ; la France est 21e du plus bas au plus haut (de 0,6 % en Corée à 78,0 % au Luxembourg ; Allemagne 25,2 %, Belgique 21,0 %, Suisse 32,6 %).

L'implication des parents ou d'un membre de la famille et les acquis, selon la langue de la maison (France).

Indicateur Français à la maison Autre langue à la maison
Les parents ou un membre de la famille « s'intéressent à ce que j'apprends à l'école » au moins une fois par semaine (ST300Q08JA) 50,6 % (0,8) 40,7 % (1,8)
Les parents ou un membre de la famille « discutent de mes résultats scolaires » au moins une fois par semaine (ST300Q01JA) 61,2 % (0,8) 48,2 % (1,9)
Score moyen en compréhension de l'écrit (10 valeurs plausibles, règles de Rubin) 467 (3,3) 411 (5,2)
Score moyen en mathématiques 468 (3,0) 413 (4,4)
Indice social ESCS moyen − 0,01 − 0,68

Le libellé des deux questions ST300 est « How often do your parents or someone in your family do the following things with you? » (étiquette de la variable dans le fichier) : la mesure porte sur les parents ou un membre de la famille, pas sur les seuls parents. L'écart de 56 points en lecture mêle la langue et le milieu social (l'ESCS moyen diffère de 0,67) ; aucune décomposition n'est faite ici. La part de 49 % pour l'ensemble (W21 § 1.2) est retrouvée : elle se partage en 50,6 % et 40,7 % selon la langue.

3.2 PIRLS 2021, TIMSS 2023 et ICILS 2023 : le CM1 et la 4e

Fréquence du français à la maison (pondéré, erreur type jackknife).

Enquête, niveau Toujours Presque toujours Parfois le français, parfois une autre langue Jamais Pas toujours (somme) Parfois ou jamais Répondants
PIRLS 2021, CM1 69,2 % (1,2) 13,5 % (0,6) 16,3 % (0,9) 0,9 % (0,2) 30,8 % (1,2) 17,3 % (1,0) 5 200 sur 5 339
TIMSS 2023, CM1 64,1 % (1,3) 14,9 % (0,7) 18,9 % (0,9) 2,1 % (0,3) 35,9 % (1,3) 21,0 % (1,2) 4 370 sur 4 739
TIMSS 2023, 4e 70,2 % (1,4) 20,0 % (1,0) 8,3 % (0,7) 1,5 % (0,3) 29,8 % (1,4) 9,8 % (0,9) 4 455 sur 4 511

ICILS 2023, 4e : 17,2 % (1,1) des élèves déclarent parler le plus souvent une autre langue que le français à la maison (3 676 répondants) ; la variable dérivée de l'IEA S_TLANG donne la même valeur (619 élèves sur 3 676).

Lecture. Les questions ne sont pas les mêmes : PIRLS et TIMSS demandent la fréquence du français (un élève bilingue qui parle « presque toujours » français est compté « pas toujours »), PISA et ICILS la langue parlée « la plupart du temps ». À question proche, la part d'élèves pour qui une autre langue a la même place ou plus que le français est de 17 à 21 % en CM1 (PIRLS, TIMSS, « parfois » ou « jamais »), 17,2 % en 4e (ICILS) ou 9,8 % (TIMSS), 13,5 % à 15 ans (PISA). L'écart entre les deux mesures de 4e (ICILS 17,2 %, TIMSS 9,8 %) tient au libellé : un élève qui parle « presque toujours » français mais dont la langue dominante du foyer est une autre langue ne se classe pas pareil ; aucune des deux n'est retenue contre l'autre. Le champ géographique des échantillons français de l'IEA (DROM compris ou non) n'est pas porté dans les fichiers lus.

3.3 Les adultes qui ne maîtrisent pas le français, par territoire (Formation tout au long de la vie 2022-2023)

Toutes les valeurs : Insee-ANLCI, enquête sur la Formation tout au long de la vie 2022-2023, module « compétences », personnes de 18 à 64 ans. Une personne est « en difficulté à l'écrit » sous 80 % de réussite dans au moins un des trois domaines (lecture de mots, écriture de mots, compréhension d'un texte simple), « en difficulté forte » sous 60 %. La « langue maternelle » y désigne « les différentes langues parlées dans l'enfance à la maison » ; est « allophone » la personne dont ces langues ne comprennent pas le français (définition de l'Insee Analyses Guyane n° 73).

Territoire En difficulté à l'écrit (18-64 ans) Allophones (pas de français dans l'enfance) Autres indicateurs de langue Source
Hexagone 10 % 12 % 33 % des allophones en difficulté forte, contre 4 % des autres Difficulté : IP 1993. Allophones : Insee Analyses Guadeloupe n° 82 (« 15 % des adultes sont allophones (12 % en France hexagonale) ») et Martinique n° 72 (« 7 % des adultes sont allophones (12 % en France hexagonale) »)
Guadeloupe 16 % 15 % (Insee Analyses Guadeloupe n° 82, insee.fr/fr/statistiques/8275762 ; surtout créole seul dans l'enfance : créole guadeloupéen ou martiniquais 9 %, haïtien 4 %) 36 % des allophones en difficulté forte, contre 8 % Insee Analyses Guadeloupe n° 82
Martinique 13 % 7 % (Insee Analyses Martinique n° 72, insee.fr/fr/statistiques/8275668 ; créole martiniquais ou guadeloupéen 4 %, haïtien 1 %) 35 % des allophones en difficulté, contre 7 % Insee Analyses Martinique n° 72
Guyane 41 % 44 % (« 44 % des résidents de Guyane n'ont pas le français comme langue maternelle », insee.fr/fr/statistiques/8275440) 63 % des allophones en difficulté forte, contre 20 % ; 43 % de la population née à l'étranger Insee Analyses Guyane n° 73
La Réunion 17 % pas de part d'« allophones » sous ce nom ; équivalent publié à l'encadré 2 : 48 % des 18-64 ans parlaient le créole réunionnais à la maison à 5 ans mais pas le français, 26 % le français sans le créole, 22 % les deux ; en difficulté à l'écrit : 22 % des premiers, 8 % et 10 % des deux autres groupes 57 % utilisent plusieurs langues avec famille et amis ; créole réunionnais 74 %, français 71 % ; 8 % déclarent ne pas parler français Insee Analyses Réunion n° 92
Mayotte 61 % non publié 29 % utilisent le français avec famille et amis ; 73 % le shimaoré ou le kibushi, 25 % une langue des Comores ; 48 % déclarent ne pas comprendre le français ; 41 % n'ont pas pu passer les épreuves faute de lire le français Insee Analyses Mayotte n° 38
DOM (ensemble) 24 % — — IP 1993

Par âge, l'âge des parents d'élèves. À Mayotte, difficulté à l'écrit : 47 % des 18-24 ans, 59 % des 25-34 ans, 67 % des 35-44 ans, 67 % des 45-54 ans (Hexagone : 6, 8, 9, 12 %) ; 27 % des 18-24 ans vivant à Mayotte déclarent ne pas parler le français, « même quelques mots ». 28 % des adultes de moins de 65 ans n'ont jamais été scolarisés, 25 % l'ont été entièrement à l'étranger, 43 % ont commencé leur scolarité en France ; 95 % des jamais scolarisés sont en difficulté (Insee Analyses Mayotte n° 38). En Guyane : 35 % des 25-34 ans, 41 % des 35-44 ans, 50 % des 45-54 ans en difficulté (Insee Analyses Guyane n° 73). En Guadeloupe : 8 % des 25-34 ans, 16 % des 35-44 ans, 18 % des 45-54 ans ; en Martinique : 5 %, 10 %, 13 %.

Selon la scolarité et la langue de l'enfance, en France (IP 1993, champ « France, personnes âgées de 18 à 64 ans », DOM compris : la figure 3 a une ligne DOM). Scolarité en France dès le début : 6 % en difficulté ; arrivée en cours de scolarité : 13 % ; scolarité hors de France, langue maternelle française : 32 % ; scolarité hors de France, autre langue maternelle : 55 % (52 % en difficulté forte).

Mayotte, enquête Pratiques culturelles 2019 (Insee Analyses Mayotte n° 33, champ 15 ans ou plus). 55 % des habitants déclarent maîtriser le français ; 75 % des natifs de l'île, 89 % des natifs de France hors Mayotte, 36 % des natifs de l'étranger. Chez les natifs, par âge : 96 % des 15-24 ans, 88 % des 25-39 ans, 55 % des 40-59 ans, 24 % des 60 ans ou plus. Cette enquête mesure une maîtrise déclarée, l'enquête de 2022 une compétence testée et un usage : les deux ne se comparent pas.

3.4 Métropole : la transmission des langues dans les familles immigrées (TeO2, 2019-2020)

Champ des deux fiches : France métropolitaine, personnes de 18 à 59 ans en logement ordinaire.

  • Descendants d'immigrés (nés en France d'au moins un parent immigré). Langues parlées avec leurs parents dans l'enfance : français uniquement 40 % ; français et au moins une autre langue 52 % ; autre(s) langue(s) sans le français 8 %. Avec deux parents immigrés : 18 %, 68 % et 14 % ; avec un seul : 64 %, 35 % et 1 %. Par origine, la part sans français monte à 20 % (Turquie, Moyen-Orient) et 16 % (Asie du Sud-Est) (Insee Références, fiche « Transmission familiale des langues »).
  • Immigrés (les parents). Au moment de l'enquête, 90 % ont un bon niveau de compréhension du français et 88 % un bon niveau à l'oral ; scores moyens sur 3 en écriture : 2,4 (Afrique), 2,2 (Europe), 1,7 (Asie). À l'arrivée, 29 % ne comprenaient pas du tout le français. 63 % des immigrés qui ont des enfants leur parlent leur langue de référence ; 76 % chez les immigrés de Turquie ou du Moyen-Orient, 33 % chez ceux d'Afrique guinéenne ou centrale (Insee Références, fiche « Maîtrise des langues par les immigrés »).

Ces fiches décrivent des adultes : la part des enfants scolarisés aujourd'hui dans chaque situation n'y est pas.

3.5 Les DROM : le créole parlé aux enfants (MFV2, 2020-2021)

Territoire Créole langue usuelle des natifs Créole utilisé ou déjà utilisé avec les enfants, natifs, 2020 (2010) Par âge du parent Source
Guadeloupe 17 % (6 % des 18-24 ans) 56 % (56 %) 61 % des 55 ans ou plus, 41 % des moins de 35 ans Ined, article long MFV2 Guadeloupe, p. 19 ; tableau 4 de l'article Martinique
Martinique 9 % (3 % des 18-24 ans) 49 % (53 %) 52 % des 55 ans ou plus, 30 % des moins de 35 ans Ined, article long MFV2 Martinique, p. 19 et tableau 4
Guyane 6 % 22 % (35 %) non publié Ined, article long MFV2 Martinique, texte p. 19 et tableau 4
La Réunion 29 % 75 % (85 %) non publié ; 90 % des natifs de 18-24 ans comprennent et parlent facilement le créole Ined, article long MFV2 Martinique, tableau 4 ; Insee Analyses Réunion n° 79, encadré 2

Le tableau 4 de l'article Martinique (« Part des natifs des Drom utilisant/ayant déjà utilisé la langue créole dans divers contextes », p. 19, texte extrait du PDF le 10/10/2026) donne la colonne « Aux enfants (parmi les personnes qui ont/ont eu des enfants) » pour les quatre DROM, en 2010 (MFV1) et en 2020 (MFV2) ; champ : natifs des DROM résidant dans leur département de naissance, 18-79 ans. La mesure est donc la part des natifs qui utilisent ou ont déjà utilisé le créole avec leurs enfants, parmi ceux qui ont ou ont eu des enfants : ce n'est pas la langue parlée aujourd'hui à des enfants scolarisés. Le recul est net en dix ans en Guyane (35 % à 22 %) et à La Réunion (85 % à 75 %), plus faible en Martinique (53 % à 49 %), nul en Guadeloupe. En Guyane, le champ ne porte que sur les natifs du département, alors que 40 % seulement des adultes y sont natifs (communiqué MFV2 du 12/12/2023) : les familles venues de l'étranger n'y figurent pas ; ce communiqué ne donne lui-même aucune donnée de langue. « Parler créole aux enfants » n'exclut pas le français : l'enquête recueille jusqu'à deux langues. La Guyane compte une quarantaine de langues ; un habitant sur cinq parle le créole guyanais dans la vie quotidienne, un sur dix le créole haïtien, un sur dix le portugais (Insee Analyses Guyane n° 54, Pratiques culturelles 2018) ; ces chiffres sont déjà dans W15 § 3.10.

3.6 Les fichiers MFV : où se trouve la langue des enfants

Le dictionnaire de MFV2 (IE0259, data.ined.fr, catalogue 307) porte trois fichiers (mfv2_ego_fpr, mfv2_thl_fpr, mfv2_enf_fpr) et 41 variables de langue, dont LL_LANENF1 et LL_LANENF2 (« Langue utilisée avec ses enfants », deux réponses), LL_LANENF_FR, LL_LANENF_CREOLE, LL_LANENF_AUTRE, LL_FRANARRIV (« Niveau en français en arrivant ») et LL_REF. Celui de MFV Mayotte 2015-2016 (IE0248, catalogue 68) porte 22 variables, dont LL_lanenf1 et LL_lanenf2 (« Langue parlée avec les enfants »), LL_franarriv (« Niveau de maîtrise du français lors de l'arrivée à Mayotte »), LL_lanmere1, LL_lanpere1 et SCO_Lang (« Langue parlée par l'enseignant au primaire »). La langue des enfants se lit donc par la déclaration du parent interrogé (la langue qu'il leur parle), à croiser avec le fichier des enfants pour l'âge ; W15 § 5 pointait le seul fichier « enfants ». Les deux enquêtes portent le statut FPR (fichier de production et de recherche) et renvoient vers data.progedo.fr pour les microdonnées.

3.7 L'OEPRE : les parents en ateliers

Bilans nationaux (ministère de l'Intérieur, DGEF-DIAN, page datée du 25/04/2024, lue dans la copie de l'Internet Archive du 13/06/2025) :

Année Parents Ateliers Source
2018-2019 8 267 « bénéficiaires » ; 653 dispositifs (W02 § 3.11) — Veloso (2020), cité par la Revue TDFLE n° 84, relu ici ; l'auteure note que le chiffre renvoie plutôt aux dispositifs ouverts qu'aux inscrits
2021-2022 16 863 1 079 Page DIAN
2022-2023 19 470 (« + 15,4 % d'étrangers primo-arrivants ») 1 049 Page DIAN
2023-2024 (prévision) 22 332 1 141 Page DIAN : « accueilleront »

La page porte une phrase tronquée : « 90 % des participants sont des femmes.06 ateliers. 87 % des participants sont des femmes. » ; les deux parts (90 % et 87 %) ne sont pas attribuées à une année avec certitude. Intervenants : enseignants du second degré 46 %, professeurs des écoles 24 %. « Le budget consacré a été doublé entre 2018 et 2020 ». Aucun bilan réalisé de 2023-2024 ni de 2024-2025 n'a été trouvé.

La page éduscol de l'OEPRE (5103, datée de février 2026, lue au navigateur, X36 § 2.5) cite encore la circulaire n° 2017-060 et non celle du 04/09/2025 ; elle décrit des formations gratuites de 60 à 120 heures par an, en groupes de 8 à 15, animées surtout par des enseignants de FLS ou d'UPE2A ; ses seuls chiffres sont ceux de l'enquête 2017-2018 : 460 ateliers, 17 parents inscrits en moyenne par atelier, 84 % de femmes. Ressources signalées : le guide « 10 repères », le cadre-référentiel pédagogique de 2019 (« matrice » non prescriptive de progressions, supports et pistes didactiques), un livret de ressources du CASNAV de Toulouse, des évaluations initiales des CASNAV de Paris et de Créteil. La page OEPRE du ministère de l'Intérieur est « en maintenance » au navigateur le 10/10/2026 : la phrase tronquée n'a pas pu être relue.

Exemples académiques. Normandie 2023-2024 : 29 ateliers, 726 parents, parents de 1 104 élèves dont 65,4 % au premier degré, 87,5 % de femmes, 53 pays (page académique, copie archivée du 10/08/2025). Grenoble, novembre 2024 : 30 ateliers, 195 parents présents pour 4 300 élèves allophones ; Pays de la Loire, octobre 2025 : 46 ateliers, près de 800 parents (W02 § 3.11).

Ordre de grandeur. 19 470 parents en 2022-2023, pour 88 500 EANA en 2023-2024 (W13 § 3.4, NI 25.42) et pour les 13,5 % d'élèves de 15 ans dont la langue dominante du foyer n'est pas le français (§ 3.1) : l'OEPRE ne touche qu'une petite partie des familles concernées, et vise par construction les seuls primo-arrivants.

La circulaire du 4-9-2025 (BO n° 38 du 09/10/2025, NOR MENE2525824C, abroge la circulaire n° 2017-060) :

  • public : « parents étrangers allophones primo-arrivants » (la circulaire de 2017, selon le CASNAV de Grenoble cité par W02, comprenait aussi les parents allophones installés depuis plus longtemps, financés par l'Éducation nationale) ;
  • objectifs, dans cet ordre : le fonctionnement et les attentes de l'École (comprendre « les documents scolaires (bulletins, carnets de liaison, outils numériques, etc.) ») ; les valeurs de la République ; la langue française « pour coopérer avec l'école » (« comprendre les documents écrits relatifs à la scolarité de leurs enfants », « participer aux échanges oraux ») ;
  • ateliers de 12 à 15 parents (8 à 15 auparavant), de 60 à 100 heures (60 à 120 auparavant), 4 heures par semaine au plus ; réinscription limitée à trois ans au total ;
  • animation par des enseignants, en priorité d'UPE2A, ou par des associations agréées, des organismes de formation, des retraités de l'éducation nationale ; « Un cadre pédagogique commun ainsi que des référentiels à l'attention des animateurs d'atelier, disponibles sur le site « www.eduscol.education.fr », sont préconisés » ;
  • « Les documents d'information traduits en plusieurs langues sont accessibles sur le site « www.eduscol.education.fr » » ;
  • suivi : deux enquêtes de la DGESCO, l'une annuelle et quantitative auprès des référents académiques (bilan de l'année et ateliers prévus), l'autre bisannuelle auprès des écoles et établissements.

3.8 Une estimation institutionnelle : la synthèse du CSEN (janvier 2025)

Conseil scientifique de l'éducation nationale, « Avoir deux langues et plus à l'école maternelle et élémentaire. Synthèse de la recherche et recommandations », texte de Ranka Bijeljac-Babic (CNRS, université Paris Cité) et Nathalie Auger (université de Montpellier Paul-Valéry), janvier 2025, 40 pages (PDF créé le 13/01/2025), lu dans la copie hébergée par le CASNAV de Versailles. Le CSEN renvoie ses publications vers reseau-canope.fr.

  • Ordre de grandeur, sans mesure. Résumé : « En France, la population qui pratique une autre langue que le français en famille, est estimée entre 20 % et 40 % (selon les territoires), et certaines classes de maternelle et d'élémentaire sont composées à 100 % d'enfants dont la langue de la maison n'est pas le français. » L'introduction reprend « 20-40 % de la population » sans citer d'enquête ni de méthode. Elle mentionne aussi les créoles des territoires ultramarins et, à Mayotte, un français familial « différent du français de l'enseignement ». Confrontée aux mesures du § 3.1 et du § 3.2, la fourchette couvre la part des élèves qui parlent au moins parfois une autre langue chez eux (30,8 % à 35,9 % en CM1, PIRLS et TIMSS ; 40,3 % des élèves de 15 ans qui parlent au moins deux langues), pas celle des élèves dont la langue dominante n'est pas le français (13,5 % à 15 ans).
  • Les parents (« Facette 6 : Bâtir des enseignements-apprentissage avec les parents »). La synthèse cite les « sacs à histoires » suisses : des livres en français et dans d'autres langues familiales, « en version écrite et audio », que les enfants lisent en classe et à la maison avec leurs parents, « ceux qui ne savent pas lire les écoutent » ; les parents aident ensuite à traduire d'autres livres. Elle renvoie au projet genevois (edu.ge.ch/site/sacdhistoires) et aux kits du CASNAV de Toulouse (pedagogie.ac-toulouse.fr/casnav/les-sacs-histoires-plurilingues-kits-telecharger).
  • Recommandations (six, p. 33) : soutenir les compétences bilingues sans les comparer à celles des monolingues, accepter la traduction et l'alternance des langues, valoriser la langue maternelle et les langues familiales comme « ressource de premier choix pour les apprentissages », les faire accueillir par le système scolaire.

4. Ce que ce sujet apprend pour une solution qui édite des manuels et les met à disposition

  1. Le public dont la maison ne parle pas d'abord français est large, et plus large à l'école que dans les chiffres d'élèves allophones. En CM1, environ un élève sur cinq parle autant ou plus une autre langue que le français à la maison (17,3 % PIRLS 2021, 21,0 % TIMSS 2023) ; à 15 ans, 13,5 % (PISA 2025) ; 40,3 % des élèves de 15 ans parlent au moins deux langues chez eux. Les EANA (88 500, W13) n'en sont qu'une partie. Le Conseil scientifique de l'éducation nationale estime de son côté, sans mesure détaillée, que 20 à 40 % de la population pratique une autre langue en famille selon les territoires, avec des classes de maternelle et d'élémentaire à 100 % d'enfants dans ce cas (CSEN, janvier 2025). Un guide pour le parent qui suppose un parent lecteur de français ne sert pas une part de cet ordre. (§ 3.1, § 3.2, § 3.8)
  2. La part est maximale là où l'école est la plus en difficulté. Elle est de 23,5 % au premier quart social (23,6 % au recalcul de la contre-vérification, écart d'arrondi) contre 6,2 % au dernier, de 17,4 % en lycée professionnel contre 10,8 % en lycée GT (grands établissements de métropole), de 24,9 % et 22,8 % dans les petits et très petits établissements de métropole (toutes voies confondues), et dépasse un tiers aux Antilles-Guyane et 40 % à La Réunion à 15 ans. Elle croise donc les publics déjà repérés comme fragiles (09 § 1.1 et § 1.2 : voie professionnelle, éducation prioritaire, outre-mer) ; la comparaison entre voies ne porte que sur les grands établissements. (§ 3.1)
  3. Dans les familles dont la maison ne parle pas français, le suivi scolaire déclaré par l'élève est plus rare : 40,7 % contre 50,6 % disent que leurs parents ou un membre de leur famille s'intéressent chaque semaine à ce qu'ils apprennent ; 48,2 % contre 61,2 % qu'ils discutent de leurs résultats (PISA 2025, ST300, dont le libellé vise « your parents or someone in your family »). Un manuel dont les explications, les corrigés et les consignes se suffisent à eux-mêmes sert l'élève sans relais à la maison ; c'est le point 7 de 03-cibles § 3, désormais mesuré pour ce public. La mesure ne sépare pas la langue du milieu social. (§ 3.1)
  4. Outre-mer, le territoire décide du besoin, et Mayotte est à part. Adultes de 18-64 ans en difficulté à l'écrit : 61 % à Mayotte, 41 % en Guyane, 13 à 17 % aux Antilles et à La Réunion, 10 % dans l'Hexagone. À Mayotte, 48 % des adultes ne comprennent pas le français et 29 % seulement le parlent avec leurs proches ; aux âges des parents d'élèves (25-54 ans), 59 à 67 % sont en difficulté. Une déclinaison « Outre-mer » unique (02-formats-écoles § 3) ne répond pas à ces écarts : un supplément pour la famille à Mayotte et en Guyane devrait pouvoir passer par l'oral (audio, vidéo) et par d'autres langues, alors qu'aux Antilles la quasi-totalité des parents nés sur place parle français. À La Réunion, 48 % des 18-64 ans n'ont parlé que le créole à la maison à 5 ans (Insee Analyses Réunion n° 92, encadré 2), et 22 % d'entre eux sont en difficulté à l'écrit, contre 8 % de ceux qui ont grandi en français seul. (§ 3.3)
  5. Aux Antilles et à La Réunion, la langue de la maison est souvent le créole à côté du français, de moins en moins seul. Parmi les natifs de 18 à 79 ans qui ont ou ont eu des enfants, 56 % en Guadeloupe, 49 % en Martinique, 75 % à La Réunion et 22 % en Guyane utilisent ou ont déjà utilisé le créole avec eux en 2020 (contre 56, 53, 85 et 35 % en 2010) ; aux Antilles, 41 % et 30 % chez les parents de moins de 35 ans ; le créole n'est la langue usuelle que de 6 % et 3 % des 18-24 ans en Guadeloupe et en Martinique (Ined, articles longs MFV2, tableau 4 de l'article Martinique). La mesure porte sur un usage présent ou passé, pas sur les enfants scolarisés aujourd'hui. Le besoin y est un bilinguisme d'appui (ressources en créole déjà relevées par W15 § 3.8), pas une traduction pour des parents non francophones. (§ 3.5)
  6. Le seul dispositif public qui forme les parents à suivre la scolarité, l'OEPRE, est petit et se resserre. 19 470 parents en 2022-2023 (22 332 prévus en 2023-2024) ; la circulaire du 4-9-2025 le limite aux parents étrangers allophones primo-arrivants et met en tête la compréhension des documents scolaires et des outils numériques. Ses ateliers sont un lieu où un guide du parent clair, traduit ou oralisé, et une prise en main de l'accès numérique au manuel ont un usage direct ; mais la circulaire renvoie aux référentiels et aux documents traduits d'eduscol, pas à des ressources d'éditeurs. (§ 3.7)
  7. En métropole, la plupart des parents immigrés comprennent le français à l'oral ; l'écrit est la limite. 90 % comprennent bien le français, 88 % le parlent bien, mais l'écriture reste plus faible (score de 1,7 sur 3 pour les immigrés d'Asie, TeO2, France métropolitaine) ; en France, DOM compris, 55 % des adultes de 18 à 64 ans scolarisés hors de France d'une autre langue maternelle sont en difficulté à l'écrit (Insee Première n° 1993). Pour ce public, l'oral (consignes lues, explications audio) lève une partie de l'obstacle que le texte écrit dresse. Le CSEN cite un format qui va dans ce sens, les « sacs à histoires » : des livres en français et dans la langue familiale, en version écrite et audio, lus à la maison avec des parents dont ceux qui ne savent pas lire écoutent l'audio (kits téléchargeables du CASNAV de Toulouse). (§ 3.3, § 3.4, § 3.8)

5. Ce que la recherche n'a pas pu établir

  • La langue de la maison des élèves à Mayotte et en Guyane, par âge, mesurée sur les enfants. PISA 2025 ne contient aucun élève de Mayotte dans le fichier public et regroupe la Guyane avec les Antilles ; les enquêtes de l'IEA ne distinguent pas les territoires. Les seules mesures sont des proxys : évaluations de CE1 et de 6e (W15 § 3.12) et compétences des adultes (§ 3.3). La langue parlée aux enfants existe dans MFV2 (IE0259) et MFV Mayotte (IE0248) (§ 3.6). Pour la Guyane et La Réunion, l'article Ined MFV2 Martinique (tableau 4) publie une seule valeur : la part des natifs qui utilisent ou ont déjà utilisé le créole avec leurs enfants (22 % et 75 % en 2020, § 3.5), sans l'âge des enfants, sans les autres langues et, en Guyane, sans les adultes nés hors du département (60 % des adultes). Pour Mayotte, rien n'est publié dans les documents lus. Démarche externe : accès aux FPR par un chercheur habilité, via Quetelet-Progedo Diffusion (ou le CASD pour les fichiers plus détaillés). Elle est déjà rédigée dans docs/demarches/07-demarches-vague5.md § 1 (prise de contact avec l'IREDU, iredu@ube.fr ; secrétariat du Comité du secret, secretariat@comite-du-secret.fr ; CASD, service@casd.eu). Précision à y porter : le tableau du § 1.2 vise MFV1 (IE0237, 2009-2010) ; la seconde édition MFV2 (IE0259, 2020-2021), plus récente, porte aussi les variables LL_LANENF* et a le statut FPR dans le catalogue de l'Ined ; l'annexe 1 de l'avis FPR mis à jour le 06/10/2026, lue le 11/10/2026, ne la porte pas (seules IE0237 et IE0248 y figurent) : la démarche du fichier 07 § 1.2 la demande à l'Ined en signalant cet écart. Elle établirait la part d'enfants à qui le parent parle français, créole ou une autre langue, par territoire et par âge des enfants.
  • La transmission d'une autre langue aux enfants aujourd'hui scolarisés, en métropole. TeO2 décrit des adultes de 18 à 59 ans ; la part des enfants scolarisés n'est pas publiée. La même démarche (TeO2, Quetelet-Progedo) l'établirait.
  • Une mesure de la DEPP sur la langue parlée à la maison (panels d'élèves, questionnaire Famille) : aucune publication trouvée qui en donne la répartition ; le panel 2011 des entrants en CP interroge les familles, mais la note lue par moteur (NI 13.19) ne donne pas ce chiffre.
  • Les parents d'élèves qui ne maîtrisent pas le français, comptés comme parents. Aucune source n'isole les parents d'élèves : les chiffres sont ceux des adultes de 18 à 64 ans ou par tranche d'âge. Le questionnaire parents de PISA 2025, qui demandait si les compétences en langue avaient gêné la participation à la vie de l'école, n'a pas été passé en France.
  • Le bilan OEPRE réalisé de 2023-2024 et de 2024-2025, et le nombre de parents par académie : les enquêtes de la DGESCO prévues par la circulaire ne sont pas publiées ; la page eduscol de l'OEPRE, en 403 sans navigateur, a été lue au navigateur et ne donne que les chiffres de 2017-2018 (§ 3.7 ; X36 § 2.5) ; le diaporama du CASNAV de Lille porte son « état des lieux 2023 » en images non lisibles. La répartition des 90 % et 87 % de femmes entre 2021-2022 et 2022-2023 est illisible sur la page du ministère (phrase tronquée).
  • La part d'allophones chez les adultes de Mayotte au sens de l'enquête Formation tout au long de la vie : non publiée dans l'Insee Analyses Mayotte n° 38, qui donne les langues d'usage. Pour La Réunion, l'Insee Analyses n° 92 publie l'équivalent (48 % des 18-64 ans parlaient le créole sans le français à la maison à 5 ans, encadré 2, § 3.3), sans le terme « allophone ».
  • Les articles longs MFV2 de Guyane et de La Réunion : non trouvés à leur adresse (404 ; copie archivée de la brochure Guyane tronquée à 1 Mo). Le créole utilisé avec les enfants y est connu par le tableau 4 de l'article Martinique (§ 3.5) ; la ventilation par âge du parent, publiée pour les Antilles, ne l'est pas pour ces deux territoires dans les documents lus.
  • Le rapport de consultation de l'Unicef France (2024), qu'un moteur cite pour « plus d'un tiers des 6-18 ans » parlant une autre langue à la maison : PDF en 403 sans navigateur ; lu dans la page au navigateur (X36 § 2.5). P. 24 : « 35,5% des participants ... déclarent qu'ils sont plurilingues (30,6% qui parlent le français et une ou plusieurs langues à la maison, et 4,9% qui parlent uniquement une ou d'autres langues que le français) ». Le chiffre porte sur 19 778 participants volontaires d'une consultation « entièrement volontaire, anonyme et confidentielle », pas sur un échantillon représentatif : il ne s'extrapole pas à l'ensemble des 6-18 ans et reste non retenu comme mesure ; la mesure représentative reste celle de PISA 2025 (§ 3.1).
  • Le champ géographique des échantillons français de PIRLS, TIMSS et ICILS (DROM compris ou non) : non porté dans les fichiers lus.

6. Sources

Microdonnées (mesurées le 10/10/2026) :

Données ouvertes et catalogues :

Publications :

Textes et pages officielles :